{La mère parfaite! Une vie de culpabilité}

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Ceci est l’article fait avec la matière de l’émission de radio Éduc’etvous sur www.vibefm.fr. Vous pouvez m’y écouter tous les lundis mardis jeudis et vendredis de 13h à 15h.😉

Cette après midi le thème était la culpabilité. Vaste sujet! J’ai essayé d’aller à l’essentiel et vous donner quelques pistes pour vous libérer.😊

Culpabilité de travailler, de prendre un peu de temps pour soi, de faire trop souvent des pâtes à dîner… Pour beaucoup d’entre nous, le rôle de maman va de paire avec la culpabilité.😌 D’où vient ce sentiment diffus ? Comment le combattre ?🤔

La culpabilité… tel est notre lot quotidien de maman, du premier jour de vie de nos chers p’tits choux jusqu’à… je ne préfère pas vous le dire… nous sommes vendredi, je ne voudrais pas gâcher votre week-end! 😁

De la première tétée👶 où l’on culpabilise de ne pas avoir assez de lait, ou qu’il ne soit pas assez riche… à sa première punition où l’on culpabilise de ne pas lui avoir donné l’éducation parfaite,👼 en passant par les vacances chez les grands-parents en se disant qu’on les a abandonné et à se demander s’ils vont bien, si ils n’ont pas trop froid🌬, si il ne manque rien dans la valise… 👝

La culpabilité est en effet un dénominateur commun à de nombreuses mamans. 🙎

Qu’elles travaillent ou qu’elles ne travaillent pas, elles ont souvent l’impression de ne jamais faire assez, jamais assez bien.🙀

Pour la psychologue Nicole Prieur, c’est dans la superposition de plusieurs strates de pressions, de la plus inconsciente à la plus visible, que ce sentiment de culpabilité trouve son origine.

Une culpabilité inhérente au lien maman-enfant:

  • Pendant neuf mois, la maman porte son bébé en elle, le fait grandir. Et c’est comme si ce cordon ombilicalqui le maintenait en vie subsistait après la naissance sous la forme d’un lien invisible garant du bien-être physique et psychique du bébé. Il y a en effet cette idée qui perdure : ce sont les mères qui font les enfants, les défont, font leur bonheur ou leur malheur. C’est le mythe de la mère toute-puissante et de l’enfant qui se construit à 100% dans sa relation avec sa mère. 👩👶
  • Le discours des psys, aujourd’hui beaucoup plus accessible via les différents médias, ne vient pas nous soulager de ce lourd fardeau. Si leurs paroles d’expert nous aident ponctuellement, elles peuvent aussi nous culpabiliser : C’est un effet pervers de la psychologisation à outrance. Avec toutes ces informations, les mamans savent ce qu’elles devraient idéalement faire… mais qu’elles ne font pas forcément renforce ce sentiment de culpabilité.😸
  • Ajoutons à cela des enfants de plus en plus pertinents, conscients de leur pouvoir, qui n’hésitent pas à se saisir des failles de leurs mamans…👸
  • Aujourd’hui, ce sont les enfants qui crées la famille et le reste du foyer s’adapte à l’enfant. A l’époque de nos grands parents, c’était le couple qui créait la famille par obligation, par accident, par besoin ou par choix mais les enfants s’adaptaient au foyer.👨‍👩‍👧👨‍👩‍👧‍👦

La situation d’aujourd’hui ouvre plus à ce sentiment de culpabilité.😞

Une culpabilité de super-maman ?

Travail, famille, vie de femme… Aujourd’hui, nous estimons avoir le droit d’avoir toutes ces vies. Et c’est vrai ! 😄

Mais pour pouvoir les mener de front, la femme est obligée de faire des choix et des concessions et du coup c’est source de culpabilité.
A l’époque de nos grand-mères, il n’y avait pas autant de modèles de mamans.

Aujourd’hui, on doit tenir compte de beaucoup d’avis, la pression de la société, mais aussi celle de la famille, chaque personne imposant son propre modèle : sa propre mère, sa belle-mère, son compagnon, sa cousine qui a une super carrière, la cousine de votre conjoint qui est mère au foyer formidable🍞…

Mais la pression que se met la maman elle même, est certainement la plus importante. Chaque mère ayant sa propre représentation de ce que devrait être « une mère parfaite ». 😇

Cette représentation peut prendre source dans l’inconscient, dans la façon dont on a soi-même été élevée par sa mère, dans son histoire intime, mais aussi à travers des modèles extérieurs : notre chef qui fait carrière tout en ayant deux enfants, la belle-sœur qui a mis entre parenthèse sa vie pro pour se consacrer à ses enfants. Même les people, bien que loin de notre univers, véhiculent des idéaux : Victoria Beckham qui mène de front famille nombreuse et carrière de styliste, Jessica Alba et sa « honest life » dont elle a fait un livre…😈

Comment sortir de la spirale de ce sentiment de culpabilité ?

Avec toutes ces strates de pression, est-il possible d’y échapper ?

Oui, mais cela demande un véritable travail personnel.

Il est essentiel de se poser LES questions suivantes:

Pour moi, qu’est-ce que être une bonne mère ?

Quelles sont les valeurs qui comptent pour moi ?

L’idée est de se créer sa propre définition de la maman, qui corresponde à vos valeurs personnelles mais aussi à vos capacités.

En vous forgeant votre propre représentation de mère, vous serez moins fragilisée par les attentes des autres. C’est une légitimité que vous vous donnez.

Et plus on est soi devant son enfant, plus c’est structurant pour lui car on lui envoie ce message :

Devient ce que tu es, et non ce que les autres attendent de toi.

Ce message est aussi envoyé à votre entourage…😉

Un travail de tous les jours, qui nécessite aussi de faire le deuil de la mère parfaite – qui de toute façon, n’existe pas !

Pour finir, déculpabiliser desuite car quoi que vous fassiez, lorsque vos enfants auront 15 ans, ils vous le reprocherons!😉

Alors faîtes comme vous pouvez, avec qui vous êtes ! 😊

Bonne nuit les loulous!😘

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